Histoire

Ferme de la Ribardière dans les années 1950

Ferme de la Ribardière dans les années 1950

  • Datation de la maison :

1790 : c’est la date indiqué sur une pierre de la cheminée de la maison typique « paysan tisserant » et on pourrait rajouter cidriculteur.

          La particularité de cette maison réside dans le fait que les paysans de l’époque vivaient pour leurs activités agricoles. Ainsi, ils  vivaient dans une pièce unique d’environ 40 m2. Ils accédaient à l’habitat par un escalier devant la maison. C’est une particularité typiquement locale. La partie sous l’habitat servait à tisser le chanvre récolté et séché sur la ferme. Le reste du bâtiment servait à l’activité cidricole. Les pommes rammassées à la main étaient stockées dans une pièce au même niveau que l’habitat. Une fois mûres, les pommes traversaient le plancher par une petite trappe, pour accèder au « GADAGE » (grosse meule en pierre de granite qui venait broyer les pommes). Un cheval avait juste la place pour faire tourner ce drôle de manége. Le mâre récolté, était placé sur un grand pressoir à cidre. Ce dernier était recueilli dans un « Beuvron » lui aussi taillé dans la pierre, avant d’être mis dans une barrique ou tonneau.

        La ferme a, comme dans toute la partie du bocage normand, plusieurs  bâtiments disséminés à droite et à gauche. C’était pour éviter, en cas d’incendie, que tout ne brûle. Cela permettait de déconcentrer les animaux ou les productions. Il y avait donc un bâtiment pour les vaches, un autre pour les chevaux, une boulangerie, une remise pour stocker le matériel, un séchoir à chanvre, une grange pour stocker le fourrage.

  • Avant la guerre 1939-1945 :

      C’est une ferme de 40 ha environ (ce qui est une grosse ferme pour l’époque), qui a été acheté par un auvergnat pour engraisser des bovins afin qu’ils soient acheminés par la ligne ferroviaire Granville-Paris aux Halls à Paris.

  • Après la guerre 1939-1945 :

       la ferme fut mise en vente dans les années 50, et c’est M Derobillard (grand-père maternel de Rémi Moulin) qui l’acheta. Son gendre (André Moulin) repris la ferme après la guerre. Une de ses préoccupations principales fut de trouver de l’eau en sous-sol pour éviter d’aller chercher de l’eau à la rivière comme le faisait son prédècesseur. Il installa donc un chateau d’eau dans la grange afin d’alimenter l’ensemble de la ferme en eau.

      Dans les années 1960, une étable entravée le long de la grange fut construite pour accueillir 20 vaches.

      Rémy, son fils pris la succéssion en 1965. Il acheta le premier tracteur (Deutz 30 ch), qui est toujours présent sur la ferme. Il avait une fourche et il a permis la construction d’un plan d’eau, en poussant les rochers pour construire une digue.

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